Retrouvailles avec les jolies cabines de Gouville-sur-mer

On disait tous “j’irai revoir la mer”. Quand on habite non loin d’elle, depuis toujours, la mer devient indispensable, presque vitale. Elle fait partie de nos vies, les sublime, les apaise, les remplit de souvenirs. Ces souvenirs d’enfance, ces souvenirs d’été. De ceux dont on ne se lasse jamais de les raconter. C’est la mer, elle possède ce don de vous prendre aux tripes, de vous réchauffer le cœur et d’apaiser votre esprit. À chaque fois. Pour moi C’est ici. À Gouville-sur-mer. Mon refuge. Aussi grand que soit le monde, ce sera Gouville. 

Hier, je suis sortie de la voiture, en sautillant, en courant presque. J’ai foulé le sable avec légèreté. Et cette fois, j’ai adoré en avoir plein les baskets. J’ai atteint les dunes comme on gravit une montagne. Et je suis restée là. Comme si je découvrais les lieux pour la première fois. Je ne m’en lasserai jamais. J’étais émue. Sourire aux lèvres, vent dans les cheveux. Plus vivante que jamais. Il n’y avait personne. Tout était si paisible. L’infini de ces espaces sauvages qui nous tendait les bras comme pour nous dire “ne t’inquiète pas, je suis toujours là moi”. Hier j’ai retrouvé la mer et c’était magique!

 J’évoquais déjà le bonheur de me retrouver là-bas dans un précédent article. Gouville-sur-Mer, c’est un endroit magique qu’on redécouvre à chaque fois. Les lumières y sont toujours différentes et surprenantes. Mais ce vendredi, il y avait encore autre chose. Une sensation nouvelle. Une liberté retrouvée. Cette première moitié de l’année 2020 a été tellement imprévisible, surprenante, épuisante, anxiogène. La pandémie de COVID-19 a changé tellement de choses. Dans le monde et en nous-mêmes. Qui eût cru à Noël dernier qu’on aurait vécu tout ça? C’est arrivé si vite. C’est passé si vite aussi, finalement. Plus que jamais j’ai ressenti cet attachement puissant à la mer, au littoral, aux paysages maritimes, aux embruns, à l’air iodé. C’est fou comme ce confinement a pu changer de nombreuses perspectives mais surtout, comme il nous a permis de nous remettre en question et de revenir à l’essentiel. J’étais là avec ma mère. Toutes les deux assises dans les dunes, le visage au vent. Silencieuses. C’était juste ça le bonheur. Le bonheur d’être là, en bonne santé, ensembles. Alors on a profité de ces quelques moments au milieu des cabines qui elles, semblaient n’avoir rien vécu de tout ça, invincibles.

Et cette chance immense d’habiter non loin de ces paysages. J’ai toujours aimé ma région, ma Normandie. Plus encore aujourd’hui. Longtemps j’ai cherché à voyager, bouger. Longtemps, je voulais partir, voir le monde et ne pas terminer mes jours dans la petite ville où j’ai grandi. Quand j’étais adolescente surtout. Je voulais voir plus grand. Mais comme le dit si bien Orelsan : “Au fond j’crois que la Terre est ronde, pour une seule bonne raison. Après avoir fait l’tour du monde, tout ce qu’on veut c’est être à la maison”. Et bien non, je n’ai pas fait le tour du monde et oui, j’ai toujours soif de voyages mais une chose est sûre : en grandissant on se rend compte que la maison est là où l’amour de nos proches réside. Là où on se sent nous-mêmes. Là où le bonheur est dans tous les détails, à nos pieds. Comme ici, à Gouville. Alors surtout, profitez de tout ce qui vous entoure et revenez à l’essentiel. Prenez soin de vous et n’oubliez pas de vous émerveiller de la beauté du monde, juste là, autour de nous. 

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